mercredi 4 mai 2011

Pétition contre l'éolien en vallée de l'Ance

Une pétition est maintenant en ligne pour refuser l'implantation d'aérogénérateurs géants dans notre belle vallée de l'Ance.
Merci à ceux qui nous la proposent. Plus il y aura de signatures, plus cela donnera à réfléchir à ceux qui veulent défigurer, pour une poignée d'euros, notre vallée et notre parc régional.
C'est ici :  
Pétition contre l'éolien en vallée de l'Ance

samedi 16 avril 2011

Débat sur l'éolien


Belle réunion à églisolles, jeudi 14 avril à 17 h 30, où 60 à 70 personnes avaient pris place dans la salle des fêtes, à l'invitation d'André Chassaigne, député de la 5ème circonscription Thiers – Ambert.
Celui-ci avait lancé des invitations, plus particulièrement aux élus et à la population des cantons de St-Anthème et Viverols, qui forment en partie la communauté de communes de la vallée de l'Ance.
Outre les réunions thématiques et les ateliers de circonscription, où il travaille avec des associations, il souhaitait cette réunion de concertation et d'information sur son travail de parlementaire.
À la grande table faisant office de tribune, le député et son assistante parlementaire, le maire d'églisolles, Simon Pelin, le président de la communauté et maire de Médeyrolles Michel Bravard, le vice-président et maire de La Chaulme Alain Faure.
Le maire de la commune saluait brièvement l'intervenant et la foule présente, puis passait la parole au député.
André Chassaigne, après un court exposé liminaire sur son travail de parlementaire, a souhaité échanger avec la salle, sur tous les sujets que voudraient évoquer les participants.
Premier sujet abordé, le projet d'une zone de développement éolien dans la vallée, qui ne passe décidément pas pour bon nombre de présents, le sujet a duré plus d'une heure et demie! Besoin d'énergies renouvelables mais pas n'importe lesquelles ni à n'importe quel prix, nocivité et inefficacité de l'éolien, passage en force des élus, qui n'ont pas associé suffisamment la population, démarchage des promoteurs faisant miroiter un apport financier, tout y est passé.
Si le député a prudemment tenu un discours ménageant la chèvre et le chou, se refusant à trancher, curieusement, les partisans de ce projet ne l'ont pas défendu et sont restés muets.
D'autres questions sont venues en fin de soirée, notamment le dé tricotage des services publics en général, le service de La Poste qui se dégrade, les classes qui ferment, et la grande misère du système santé avec les hôpitaux de proximité menacés, ou le manque criant de médecins dans nos régions rurales.
En fin de compte, des débats riches et constructifs, qui ont renforcé chez le député sa volonté de construire avec les gens, sur le terrain.
La réunion s'est terminée, comme il se doit, par un vin d'honneur offert aux participants.
C'était la version "lisse" que vous venez de lire ici, parce que les journaux ne prennent pas tels quels les articles que je leur envoie, ils n'aiment pas la polémique, même si elle est justifiée.
On peut dire encore que si les débats ont été mesurés, le ton général était à la contestation de l'éolien industriel parmi la foule rassemblée, on n'a pas du tout entendu les défenseurs de ce projet.
D'autres sujets ont été évoqués ensuite, mais il y aurait eu encore bien des choses à dire concernant l'éolien.
Par exemple, si la recherche d'énergies nouvelles est nécessaire, il ne faut pas s'obstiner dans les fausses pistes. Si l'une d'elles est clairement identifiée et combattue (les gaz de schiste) il reste à convaincre bon nombre d'élus que l'éolien industriel en est une également.



mardi 12 avril 2011

Un vote qui fait du bien

Samedi 9 avril, vote des sections d'églisolles sur le projet communautaire d'une zone de développement éolien :

La question suivante était posée : "êtes-vous favorable, oui ou non, pour que le maire d'églisolles signe, après consultation de son conseil municipal, une promesse de bail en vue d'installer des éoliennes sur les parcelles de Rouffix, Sicaud, Moissonnières et Molhac."

- 58 votants : 100% exprimés.

ROUFFIX : 10 votants : 3 OUI et 7 NON
SICAUD : 28 votants : 8 OUI - 19 NON et 1 ABST.
MOISSONNIERES : 8 votants : 4 OUI et 4 NON
MOLHAC : 12 votants : 6 OUI - 4 NON et 2 NUL

Votes négatifs :              34              58,62%
Votes positifs :               21              36,20%
Abstention ou nuls :          3

Prochaine étape : ce sera le vote du conseil municipal d'Eglisolles pour continuation du projet sur ce site. Si le conseil délibère pour poursuivre, malgré l'avis contraire majoritaire des électeurs de section, ce sera une nouvelle confirmation de la pratique pas très démocratique, que j'ai déjà dénoncée, dans cette communauté de communes…

vendredi 1 avril 2011

Eoliennes contre immobilier

Enquête intéressante concernant le prix de l'immobilier lorsque fleurissent à proximité de jolies éoliennes.
Voici le lien : Voir la jolie vidéo

jeudi 17 mars 2011

l'éolien en vallée de l'Ance

Le conseil communautaire de la Vallée de l'Ance s'est réuni le 16 mars 2011, pour approuver le nouveau projet de ZDE remanié, en présence de membres de l'association "vent libre".
Voici l'intervention que j'ai faite à cette occasion :


Contre l’éolien en vallée de l’ance

Beaucoup a été dit sur l’intention d’implanter des aérogénérateurs géants dans notre parc naturel, et plus précisément dans notre belle vallée de l’Ance.
Sans vouloir relancer une polémique vaine, je voudrais cependant rappeler ici quelques éléments de réflexion.
D’abord une remarque : pour un tel chantier industriel, qui aura un impact considérable et bouleversera le quotidien des gens, pourquoi n’a-t-on pas demandé leur avis aux habitants ? L’exécutif de la CCVA s’est arrogé le passe droit de publier un article élogieux sur les bienfaits de l’éolien dans son journal « l’Hirondelle », d’emmener les élus communautaires visiter un site, mais n’a pas cru bon d’assister à deux réunions contradictoires proposées sur ce sujet par l’association « vent libre » en mai et août 2010.
Cette association s’est vu refuser la liste des électeurs des sections concernées, alors que la CCVA l’utilise librement pour avancer ses arguments, et notamment pour annoncer à ces personnes qu’elles vont gagner beaucoup d’argent. Comme en politique, méfions-nous des belles paroles, qui nous promettent le beurre et l’argent du beurre, avec en plus le sourire de la crémière. En général, les réveils sont douloureux… Et, en tant qu’adultes et citoyens, nous avons du mal à croire au père Noël. Cet argent, s’il y en a, ira dans la poche des promoteurs, qui eux ne manquent pas de souffle !
S’il reste des sous pour la commune, ils devront être consacrés aux économies d’énergie exclusivement.
Réfléchissez bien, votre vote va engager pour trente ans le cadre de vie des habitants de cette vallée, sans compter la lourde charge financière de la « remise en état », qui est loin d’être assurée, contrairement à ce qui est dit. Pensez aussi à l’effet repoussoir sur l’installation des résidents, le tourisme, le commerce et l’artisanat.
Enfin, sur les communes concernées à l’origine par cette ZDE, plusieurs ont déjà refusé : il s’agit de St-Just et Grandrif, qui relèvent d’une autre communauté, pour l’instant, et de Baffie, La Chaulme, et Sauvessanges pour la nôtre. Il est donc normalement acquis que ces communes s’opposent au projet qui est proposé à cette assemblée.
Car j’ose espérer que les représentants de ces communes ne trahiront pas leur majorité communale en commettant un vote personnel différent ! Si cela devait se produire, je démissionnerais de mes fonctions communautaires. La démocratie n’est pas un jeu, et je ne supporterais pas qu’elle soit bafouée, comme cela s’est déjà produit, au plus haut niveau de l’état, mais aussi dans notre région, où ont été recommencés des votes non conformes aux vœux des gentils organisateurs.
Quant aux autres communes moins concernées directement (Viverols, St-Romain, Saillant, St-Anthème) elles ont la possibilité de se rétracter, comme pour toute offre commerciale pour laquelle on s’est un peu trop vite emballé.
Un mot enfin, avant de conclure, à propos de la catastrophe survenue au  Japon : nous sommes très conscients des dangers du nucléaire, mais ce n’est pas ici que nous résoudrons ce problème. Rappelons qu’en vallée de l’Ance, ce n’est pas une centrale nucléaire qu’il s’agit d’installer, mais des aérogénérateurs géants.
Et nous sommes nombreux à penser que tout l’argent consacré aux promoteurs d’éoliennes aurait été mieux utilisé pour la recherche de vraies énergies renouvelables, le solaire, la biomasse ou la géothermie profonde, voire la micro centrale hydraulique, par exemple.
Voilà, j’avais promis d’être bref, pour conclure, il serait bien d’avoir la courtoisie de donner la parole à un représentant de l’association « Vent libre » venue en nombre assister à nos travaux.

Parole a ensuite été donnée à vent libre, mais le dialogue a tourné court et  le vote, à bulletin secret s'il vous plaît! a hélas donné le résultat que l'on subodorait, compte tenu des pressions financières :
15 voix pour ce projet, et seulement 4 voix contre, sur les  19 votants.
J'ai donc présenté ma démission.

mardi 8 mars 2011

Europa Nostra

Je relaie ici, bien volontiers, le communiqué d'Europa Nostra, l'association européenne de sauvegarde du patrimoine.


PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITE :
LES EOLIENNES VALENT-ELLES LE DECLASSEMENT DU MONT SAINT-MICHEL ? 
Canisy, le 6 mars 2011 – Le Comité exécutif d’ Europa Nostra, Fédération européenne du patrimoine culturel et naturel, s’est rendu samedi 5 mars, à Argouges (Manche) ,  commune située sur la ligne de crête qui domine la baie du Mont Saint Michel,   pour apprécier le  risque de dégradation du site lié  au projet de développement d’installations éoliennes en co-visibilité.
Europa Nostra - qui regroupe plus de 250  associations du patrimoine, actives dans 45  pays d’Europe, dont les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne - a voulu ainsi exprimer  son incompréhension face à la décision prise par le préfet de la Manche accordant un permis de construire pour  l’implantation d’éoliennes sur la commune d’Argouges , et ce  en dépit de l’avis défavorable du commissaire enquêteur .
« Le Mont Saint-Michel n’est pas seulement un des monuments les plus visités au monde. Il est l’un des  joyaux de l’histoire de la chrétienté, un monument de spiritualité et d’architecture. Savoir que la splendeur de son site, dont l’universalité est reconnue par le classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO, risque d’être profondément altérée par l’installation de dizaines  de machines industrielles qui rivalisent en hauteur avec l’Archange , est une illustration dramatique du mélange des genres entre affairisme et politiques publiques » a déclaré Denis de Kergorlay, président exécutif d’Europa Nostra, lors de sa visite à Argouges. 
« Face au risque réel de déclassement par l’UNESCO de ce site majeur, Europa Nostra ne peut qu’appeler au sursaut des consciences, à l’indignation légitime de la société civile, pour rappeler qu’il y a des limites au non-respect du patrimoine culturel de l’humanité, et que les gouvernements et les institutions européennes devraient  entendre  ce sentiment d’indignation », a ajouté Denis de Kergorlay.
Les responsables du patrimoine mondial de l’UNESCO ont déjà exprimé auprès du gouvernement français toute leur inquiétude alors même que de nombreux projets d’éoliennes sont en cours d’instruction sur des communes voisines, notamment dans le département limitrophe d’ Ille et Vilaine, situées également sur la ligne de crête qui domine la Baie .
Si le projet d’Argouges venait à se réaliser , ces éoliennes seraient visibles depuis le Mont Saint-Michel , dégradant ainsi un paysage immuable et unique , dont la valeur universelle exceptionnelle est reconnue par le classement au patrimoine mondial. Ce classement impose à l’Etat d’en être le «  comptable » aussi bien devant ses citoyens que devant les instances de l’UNESCO quant à la conservation et la protection du site.
Europa Nostra demande donc solennellement aux pouvoirs publics français - mais aussi à  chaque Etat membre de l’Union européenne pour le territoire les concernant - que le respect des sites paysagés et bâtis soit mieux pris en compte dans les politiques publiques . Cette demande s ‘applique notamment à  la mise en place d’installations industrielles nouvelles ,  hors normes et  à caractère privé, telles que les éoliennes ; elle s’inscrit  dans la logique même du développement durable qui devrait permettre aux générations futures de disposer de paysages culturels et de sites et monuments préservés.
Cette visite à Argouges , faisait partie du programme de la réunion qui s’est tenue les 4-5 mars à Canisy (Manche), sur invitation de M Denis de Kergorlay, président exécutif d´Europa Nostra. : elle a permis de confirmer la co-visibilité  de ce projet d’installations éoliennes avec  le  Mont Saint-Michel.
Outre le cas des éoliennes menaçant la Baie du Mont Saint Michel, le Comité exécutif d´Europa Nostra s´est penché sur d´autres cas de sites exceptionnels menacés en Europe : les thermes romains de Allianoi en Turquie en train d’être engloutis  par les eaux d’un barrage ;  le site romain de Rosia Montana en Roumanie menacé par une installation minière intensive ; la ville «  fantôme » de Famagouste à Chypre, victime des divisions politiques ; ainsi que  les grandes menaces sur les magnifiques  patrimoines culturels du  Kosovo et des  pays du Caucase. …

lundi 7 mars 2011

en Ardèche, à Grignan...


Une interview complaisante d’un maire de la Haute-Loire est parue récemment dans « l’hirondelle », le journal de la Vallée de l’Ance, pour nous vanter les mérites de l’éolien. Bien sûr, tout est beau, les gens sont contents, mieux ! Ils sont fiers, et une pluie d’or tombe sur la commune…
Pour renforcer l’effet bénéfique de ce joli conte de fée, les élus communautaires de la vallée, ainsi que ceux des communes concernées par le projet éolien (St-Clément, Médeyrolles, églisolles) sont conviés à une visite d’éoliennes dans l’Ardèche, cette fois ci, samedi 12 mars, avec repas offert.
Peut-être pourraient-ils prendre l’avis d’un autre maire, celui de Grignan, qui a un point de vue différent ?
Voici une vidéo à consulter : (elle dure environ 10 mn)


vendredi 17 décembre 2010

lundi 6 décembre 2010

Bonne nouvelle du Haut Livradois


À Fayet Ronaye, le plus important site d’implantation d’éoliennes industrielles des 7 communes (canton de St Germain l’Herm, en Haut Livradois), le conseil municipal s’est prononcé contre cette implantation, par 7 voix contre, et seulement 4 pour, ce qui est une bonne nouvelle !

vendredi 3 décembre 2010

Charte du PNR à églisolles

Voici le compte rendu, envoyé le 23 novembre, et publié dans "La Montagne" le 3 décembre, de la réunion d'Eglisolles où devaient revoter les élus sur la charte du parc, refusée une première fois le 13 octobre :

...Et voici le texte que j'avais envoyé :

La Charte du Parc fait des vagues

Lors de sa réunion du 13 octobre 2010, le Conseil Municipal avait délibéré et décidé de ne pas renouveler son adhésion à la nouvelle charte du Parc Naturel Régional Livradois Forez 2010/2022
Résultat de ce vote = 5 voix contre, et seulement 3 voix pour et 3 abstentions.
À la suite de ce vote négatif, ainsi que celui de plusieurs autres communes au sein du Parc, et de l’indécision d’un certain nombre d’autres ( Lérigneux, St-Anthème) Monsieur Tony Bernard, Président du Parc, Monsieur Jacques Fournier,  Directeur du Parc, et Monsieur Bravard, Président de la Communauté de communes de la Vallée de l’Ance, ont organisé une  réunion à St-Anthème pour convaincre les élus de voter positivement, voire de revoter pour ceux qui avaient déjà voté « à l’envers ».
Monsieur Bravard a signifié à cette occasion aux communes réfractaires qu’il pourrait y avoir suppression des subventions du  Conseil général, bien qu’il n’y ait aucun lien direct entre ces subventions et l’action du Parc.
Une nouvelle réunion du Conseil Municipal d’Eglisolles a donc eu lieu Mercredi 17/11 avec la présence de Monsieur Bernard, Monsieur Fournier et Monsieur Bravard. Après leur intervention, les élus ont donné satisfaction à leurs invités en revotant par 8 voix pour l’adoption de la charte, 2 voix contre et 1 abstention.
Monsieur Tony Bernard a signalé que : « de toute façon ce n’est pas grave si vous ne respectez pas les engagements de la  charte … » Ah, bon ? A quoi sert donc de s’engager dans un Parc Naturel Régional ?
Suite à ce vote Monique Tixier, conseillère municipale, a donné sa démission de  déléguée au Parc et est remplacée à ce poste par Christine Batisson, madame Tixier prenant en charge la délégation du SIVOM de Viverols.
               

vendredi 26 novembre 2010

Réunion de St-Just

Après la réunion du 15 novembre, voici le compte rendu, non agressif, que j'ai envoyé au journal "La Montagne", pour diffusion :

Lors de la réunion du conseil municipal de St-Just du 8 octobre, Monsieur Michel Bravard, président de la communauté de communes et invité à ce conseil, s’est engagé à organiser une réunion publique contradictoire sur le problème de l’éolien.
Cette réunion a eu lieu le 15 novembre à St-Just, mais s’est transformée en réunion des élus municipaux des 7 communes concernées par l’implantation d’éoliennes, sans être ouverte au public.
Les intervenants : Jean-Claude Daurat, maire de Dore-l’église et administrateur de la SAEML éole-lien, Jacques Fournier, directeur du PNR Livradois-Forez, Michel Bravard, président de la communauté de communes de la Vallée de l’Ance et administrateur de la SAEML, 2 représentants de la société Abo Wind France, 1 technicien de la société Abo Wind Allemagne, 1 représentant de l’ADHUME, Pierre Chapuis et Jacky Cochard, président et vice-président de l’association « Vent libre », G. Monier de l’association « défense environnement monts du Forez », et C. Ferrari, de l’APAG.
La réunion était animée par J. Quantin, du cabinet confluence.
Ont été abordés les thèmes suivants :
Informations générales, état des lieux, aspect technique et industriel, les nuisances, l’aspect financier, l’aspect contractuel (bail emphytéotique) et synthèse. Ce sont les représentants des 3 associations qui ont développé ces thèmes, avec des références concrètes et documentées, les autres intervenants se contentant de minimiser l’impact des nuisances, ou restant dans le flou quant à la portée des clauses de bail ou sur l’apport financier aux communes.
Cette première réunion contradictoire (mais non publique, hélas !) arrive bien tard dans le processus d’information de création de zones éoliennes, alors que 6 communes sur 7 ont déjà voté, 3 les approuvant. 
Voici ce qu'il est devenu, une fois aseptisé :

jeudi 25 novembre 2010

Si les éoliennes...


Voici Viverols vu du côté sud, ses prés, son château, et ... ses éoliennes en arrière plan, vers les Taillades
Magnifique, non ? Battons-nous pour que cela n'arrive jamais !
Et puis voici le charmant village de Sicaud (églisolles)

mardi 23 novembre 2010

Réunion de Saint-Just


Lors de la réunion du conseil municipal de St-Just du 8 octobre, Monsieur Michel Bravard, président de la communauté de communes et invité à ce conseil, s’est engagé à organiser une réunion publique contradictoire sur le problème de l’éolien.
Cette réunion a eu lieu le 15 novembre à St-Just, mais s’est transformée en réunion des élus municipaux des 7 communes concernées par l’implantation d’éoliennes, sans être ouverte au public.
Les intervenants : Jean-Claude Daurat, maire de Dore-l’église et administrateur de la SAEML éole-lien, Jacques Fournier, directeur du PNR Livradois-Forez, Michel Bravard, président de la communauté de communes de la Vallée de l’Ance et administrateur de la SAEML, 2 représentants de la société Abo Wind France, 1 technicien de la société Abo Wind Allemagne, 1 représentant de l’ADHUME, Pierre Chapuis et Jacky Cochard, président et vice-président de l’association « Vent libre », G. Monier de l’association « défense environnement monts du Forez », et C. Ferrari, de l’APAG.
La réunion était animée par J. Quantin, du cabinet confluence.
Ont été abordés les thèmes suivants :
Informations générales, état des lieux, aspect technique et industriel, les nuisances, l’aspect financier, l’aspect contractuel (bail emphytéotique) et synthèse. Ce sont les représentants des 3 associations qui ont développé ces thèmes, avec des références concrètes et documentées, les autres intervenants se contentant de minimiser l’impact des nuisances, ou restant dans le flou quant à la portée des clauses de bail ou sur l’apport financier aux communes.
Cette première réunion contradictoire (mais non publique, hélas !) arrive bien tard dans le processus d’information de création de zones éoliennes, alors que 6 communes sur 7 ont déjà voté, 3 les approuvant.

lundi 18 octobre 2010

L"éolien à Brioude

L'éolien a-t-il sa place en Auvergne ? Alors que les projets se multiplient, les opposants ont tenu à faire la lumière sur la manière dont l'éolien industriel occupe le terrain.

Sous la plume de Patricia Cerinsek, un article de La Montagne, édition Haute-Loire

La justice s'intéresse aux éoliennes d'Ally. Elle vient aussi de donner raison aux opposants au projet de parc éolien sur les communes de Massiac, Molompize et Auriac-l'église (voir ci-dessous). À Espalem ? Là, un promoteur éolien, la société Saméole, commence à prendre ses marques. Discrètement. Tout juste sait-on que le projet concerne 7 éoliennes, parce qu'une association, Vents d'Espalem, en a fait son cheval de bataille. Que des propriétaires ont été contactés, des promesses de bail signées. Peu d'éléments mais suffisamment pour que l'association réclame plus de transparence, plus de concertation, pour ne pas reproduire le scénario d'Ally où, par-delà le volet judiciaire, les éoliennes semblent avoir définitivement scindé le village en deux, les pour et les contre?
Samedi soir, l'objectif premier de la réunion publique organisée à Lorlanges par les deux associations Vents d'Espalem et Vigie du Montfouat, était d'informer, confronter les pro et les anti-éoliens, pour se faire une idée plus juste de ces géants qui brassent du vent. Le débat a davantage penché d'un côté? Comme le résumait un agriculteur aveyronnais venu témoigner : « Ceux qui ont signé pour les éoliennes en reviennent, soulignait Jean Marty. Je n'en ai jamais vu faire le chemin inverse ».
Avec Marcelle Arguel et Yves Salgues, Jean Marty est venu témoigner de l'impact des éoliennes sur les paysages, sur les habitants surtout, sur un plateau du Lévézou, dans l'Aveyron, où les machines se comptent par dizaines. Elles sont 75 aujourd'hui « On s'est fait avoir. Les premières éoliennes, on était en admiration devant. Je ne comprenais même pas, face au danger nucléaire, que l'on s'y oppose ».
Aujourd'hui, l'agriculteur ne peut que constater, au-delà du bruit, la « fracture sociale » dans les villages. « On a joué les autruches jusqu'au bout », ajoute Marcelle Arguel, première adjointe à Curan dans l'Aveyron. L'élue a refusé 7 éoliennes sur sa commune, mais à côté, la communauté de communes s'est laissée tentée. « C'était par rapport à l'argent qu'on nous promettait? Mais on ne peut pas faire grand-chose sur une commune s'il n'y a pas de gens qui y vivent ! ».
Sur le Lévézou, des habitants ont tourné les talons, d'autres n'ont pas beaucoup de choix. Impossible désormais de vendre leur maison. Sans parler de l'ambiance? « Il ne s'agit pas de montrer du doigt ceux qui ont signé, continuait Jean Marty, ce sont les premières victimes. Il ne faut pas se tromper de cible. Ce sont les promoteurs, pas les commerciaux, ni les élus ou les propriétaires ».
Pour les anti-éoliens, la démarche des promoteurs industriels est rôdée. Yves Salgues l'a vécue à Vezins de Lévézou. En difficulté sur son exploitation, il tient tête et refuse trois éoliennes. Et donc 18.000 ? par an. « Tout est fait pour que cela aille très vite et très discrètement ». Silence donc autour des discussions et tractations. « Le promoteur, quand il parle aux gens, il parle argent. Les conséquences, il n'en parle pas ».
Mais une Auvergne sans éoliennes industrielles comme le soutiennent les 70 associations auvergnates, est-elle réaliste quand le Grenelle de l'environnement vise 20 % d'énergies renouvelables d'ici 2020 contre 8 % aujourd'hui ? « On n'a pas besoin de l'éolien en France », soulignait François Leloustre, président du collectif Stop Eole dans le Mézenc. Le solaire et l'hydraulique suffiront-ils ?


2.500 éoliennes
En 2009, la France comptait 2.500 éoliennes, lesquelles fourniraient 1,5 % de la production totale d'électricité.
Mode d'emploi
Avec un vent sous 15 km\h, les éoliennes ne produiraient pas d'énergie utilisable. Au-dessus de 85 km\h non plus puisque, pour des raisons de sécurité, elles ne tournent plus. Conditions optimales ? Entre 50 et 85 km\h. Au final, elles ne produiraient qu'un quart du temps.
Béton
« Au pied d'une éolienne, c'est 1.500 tonnes de béton. Où est l'écologie ? »
B ruit
Le seul risque potentiel sur la santé est celui lié au bruit, a conclu en 2006 l'Académie de médecine. Principe de précaution ? Construire les éoliennes de plus de 2,5 MW, à au moins 1.500 mètres des habitations.
Intermittent
« On ne s'habitue pas au bruit d'une éolienne parce qu'il n'est pas permanent ». 
Maison
« Pour les impôts, une maison construite à proximité d'une éolienne perd 20 % de sa valeur, soulignait François Leloustre. On a demandé à revoir la valeur locative des maisons et payer moins de taxe d'habitation ». 
Après la TP
La taxe professionnelle vit ses dernières heures. Demain, quelles retombées pour les collectivités ? Moins de 1.500 ? par an et par machine pour les communes, 3.600 ? pour les Communautés de communes.
Schéma régional
Un schéma régional devrait d'ici 2012 dessiner la carte de l'éolien en Auvergne. Les associations parlent, elles, de « zones sacrifiées ». 

Des permis de construire annulés à Massiac
À Massiac, l'association « Vent de raison » a remporté une bataille. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand vient de donner raison aux opposants au projet de la société InnoVent de construire un parc éolien sur les communes de Massiac, Molompize et Auriac-l'Église. Déboutés une première fois, les anti-éoliens avaient fait appel. C'est une première victoire pour l'association, qui réclamait l'annulation de trois permis de construire concernant neuf machines. En grande partie suivie par le juge qui a prononcé l'annulation des trois éoliennes prévues sur le secteur de Massiac et de l'une des trois machines projetées sur Molompize

dimanche 17 octobre 2010

Bon sens

Après les communes de St-Just, Baffie, Sauvessanges, La Chaulme, c'est à son tour Grandrif qui vient de refuser, samedi 16 octobre, la création d'une zone de développement éolien sur son territoire, par 8 voix contre, et 1 abstention.
Après la fièvre de l'or qui a causé tant de dégâts au lointain far west, il semble que la fièvre éolienne se soit un peu calmée ici également, et qu'un vent de bon sens soit apporté par nos arguments.
à bientôt pour la suite des événements...

mercredi 13 octobre 2010

Conseil municipal à Grandrif

Samedi 16 octobre, le conseil municipal de Grandrif se réunit pour délibérer sur l'implantation possible d'une ZDE. Cette séance est publique, et nous devons y aller, pour présenter nos arguments de bon sens contre cette possible installation.
Nos arguments sont connus, redisons-les, sans nous lasser ! Merci à tous ceux qui pourront être présents.

mardi 12 octobre 2010

Un sous-préfet poète...


En pays cathare, dans la haute vallée de l’Aude, là où doivent être implantées des éoliennes industrielles, près du pic de Bugarach, la communauté de communes du pays de Couiza inaugurait récemment ses nouveaux bâtiments, en présence notamment du sous-préfet Alain Tainturier, ainsi que le relate « la dépêche » du 12/10/10.
Pourquoi je vous en parle ? Parce que ce sous-préfet, se croyant sans doute très spirituel, à eu cette parole à l’adresse des manifestants anti-éoliens :
 « Bien évidemment qu'il n'y aura pas d'éoliennes sur le pic de Bugarach sinon comment se poseraient les soucoupes volantes ? »…
Avez-vous des commentaires à lui faire, à ce brave homme ?

L'éolien en Haut Livradois


Vendredi 8 octobre s’est tenue, à partir de 20h00, une réunion du Conseil Municipal à St Just. L’ordre du jour mentionnait en termes sibyllins la possible validation d’une ZDE (zone de développement éolien). 
étaient présents les membres du conseil municipal, le président (invité pour l’occasion) de la communauté de communes de la vallée de l’Ance, Michel BRAVARD, une représentante du parc Livradois Forez et une personne de la société ABO Wind, qui fournit les aérogénérateurs. Présents également, mais non attendus, une quarantaine d’opposants à l’éolien, issus d’associations locales, dont l'APAG et "Vent libre" bien évidemment.
Après un moment de confusion, et quelques tentatives pour réduire la représentation des opposants à 4 ou 5 personnes (mais il est difficile d’empêcher quelqu’un d’assister à une réunion publique…), la séance fut ouverte en salle du conseil dans une certaine cacophonie.
Après une longue introduction de Monsieur BRAVARD et une très longue intervention de la représentante du parc Livradois Forez (l’ensemble durant environ 1h30), le collectif d’associations présentes a pu prendre la parole pour exposer ses arguments … et une nouvelle fois demander ceux des pro-éoliens, qui se réduisent à un hypothétique gain d’argent pour une commune pauvre.
Vers 22h10, Monsieur BRAVARD a formellement exprimé son accord pour repousser la délibération ZDE après la tenue d’une réunion publique d’information contradictoire. Le document « Information – Pourquoi des Eoliennes Industrielles ? », largement distribué sur Gumières et les communes voisines, a été remis aux élus et aux habitants de St Just présents  à cette réunion du conseil.
Samedi 16 à 9h, à la mairie de Grandrif se tiendra une réunion  municipale pour délibérer sur une ZDE de la vallée de l’Ance. Est attendue également la confirmation, par Monsieur DERORY maire de St Georges en Couzan, d’une  réunion publique d’information contradictoire qui devrait précéder la délibération sur la ZDE.
Nous avons récemment interpellé Monsieur Jean-Pierre PIERREMONT, maire de St Just-en-Bas, au sujet de la délibération ZDE du 29 juillet 2010 (7 abstentions – 3 OUI). 
Affaire à suivre, donc, ce compte rendu a été rédigé par Claude Ferrari, de l'APAG

jeudi 23 septembre 2010

MÉFIANCE !...


Après la commune de Baffie, qui vient de rejeter par 5 voix contre 4, lors d’un conseil municipal, l’adoption d’une zone de développement éolien sur son territoire, La Chaulme, autre commune de la vallée de l’Ance, tenait une réunion municipale sur ce même sujet, entre autres points, mercredi 22 septembre.
Trente à trente cinq personnes, engagées dans différentes associations locales qui refusent cette implantation dans le parc naturel régional, étaient présentes.
Reçues courtoisement par le maire, Alain Faure, par ailleurs conseiller général du canton de Saint-Anthème, elles ont pu  s’exprimer : elles ont énoncé un certain nombre d’arguments, comme l’inefficacité chronique des aérogénérateurs, leur coût très élevé pour le contribuable, leur dangerosité, illustrée récemment dans un article de La Montagne*, ou même des promesses de contrats peu fiables au regard de la loi, car certains décrets d’application ne sont toujours pas publiés.
Le maire a plaidé, quant à lui, pour une implantation nécessaire considérée comme une source de revenus pour des communes pauvres.
Le vote a eu lieu après cet échange, et le conseil a rejeté ce projet par 7 voix contre 4. Ce résultat a été applaudi par l’assistance, qui y a vu en encouragement à poursuivre sa campagne d’explication.

*en dernière page, le 15 septembre, une photo montrait une éolienne en feu dans la Drôme.